14 avril 2017 : Le Vendredi Saint

L’idée essentielle

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres : le jour de la mort du Seigneur, la vie s’arrête. C’est pour nous que Jésus meurt sur la Croix, pour nous sauver.
Peut-on vivre cette journée comme un jour ordinaire ?

Allons plus loin

Le chemin de croix

Le chemin de croix est un exercice de piété qui nous permet d’honorer les souffrances que Jésus a supportées pour nous, de nous y unir profondément et de Lui témoigner notre amour : il est donc très agréable au Cœur de Jésus.
Il peut se faire à n’importe quel moment de l’année, mais s’il y a un jour indiqué pour le faire, c’est bien ce jour du Vendredi saint.
Si un chemin de croix est organisé à la paroisse, ne manquons pas d’y participer si possible avec nos enfants. Sinon, rien n’empêche que nous en fassions un, en famille ou à plusieurs familles, soit à l’église, soit ailleurs, dans un jardin par exemple… Un texte de chemin de croix pour les enfants se trouve facilement.

La célébration de la Passion

La célébration de la Passion devrait avoir lieu normalement à 15 heures, heure à laquelleJésus est mort. Pour des raisons pratiques, l’office est souvent reporté dans la soirée, à une heure où les fidèles ont plus de facilité pour venir.
La liturgie est toute centrée sur la Croix. Très dépouillée, elle reflète les sentiments de deuil de l’Église tout entière. Elle se compose de trois parties :

- la liturgie de la Parole, avec la grande prière universelle,
- la vénération de la croix,
- la communion.

Le célébrant et les autres ministres sacrés arrivent en silence, revêtus des ornements rouges, s’avancent vers l’autel qu’ils saluent, puis se prosternent un certain temps. Tous prient en silence quelques instants.
L’ouverture de la célébration se fait aussi en grand silence : sans chant, ni commentaire, avec seulement la lecture de l’oraison de l’ouverture.

La liturgie de la Parole

- Première lecture : prophétie d’Isaïe sur le Serviteur souffrant (Isaïe 52, 13- 53, 12)
- Deuxième lecture : lettre aux Hébreux (Hébreux 4, 5, 7-9 ; 14-16)
- Lecture de la Passion du Seigneur, selon saint Jean (Jean 18, 1-19, 42), solennisée si possible avec plusieurs lecteurs, comme au dimanche des Rameaux.

La liturgie de la Parole se termine par la Prière Universelle qui est ce jour-là d’une ampleur particulière, comprenant dix grandes intentions de prière de l’Église universelle. Cette prière universelle se fait de la façon suivante :

- le prêtre, ou un diacre, donne et développe l’intention et il invite l’assemblée à prier : « Prions à genoux »,
- un temps de prière en silence suivi de l’invitation « Levons-nous »,
- enfin le prêtre, debout, les mains étendues, dit ou chante l’oraison correspondant à l’intention.

La vénération de la Croix

La Croix, apportée voilée à l’autel, est dévoilée en grande cérémonie : elle est ce jour-là l’objet non seulement de notre vénération, mais même de notre adoration, car c’est par elle que se réalise notre salut.
Trois fois, le Prêtre chante, en la dévoilant progressivement : « Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde ».
Et, trois fois, les fidèles s’agenouillent en répondant : « Venez, adorons-le !  », puis ils s’avancent en procession pour adorer la Croix et baiser les pieds du crucifix. Pendant l’adoration, on chante la très belle hymne « O croix, dressée sur le monde  ».

La communion

Après avoir mis sur l’autel une nappe et un corporal, le prêtre va chercher le Saint-Sacrement au reposoir et revient directement à l’autel en silence.

- Récitation du Notre Père
- Communion, avec les hosties consacrées la veille, à la messe du Jeudi saint.
- Après l’office, l’autel est à nouveau complètement dépouillé. Le crucifix est placé debout devant le tabernacle ouvert et vide : cela signifie que Jésus est mort.

Il n’y a plus de Présence réelle jusqu’à la nuit de la Résurrection.