A l’école de l’Evangile

Comment bien commencer 2018, ou plutôt comment bien passer cette nouvelle année tout entière ? Dans une homélie déjà ancienne prononcée le 5 janvier 1964 le Bienheureux Pape Paul VI nous livre une recette que le Pape François, 54 ans après lui, approuverait certainement. Il faut se mettre à l’école de l’Evangile.

Dans la lumière de Noël et de l’Epiphanie, en suivant les pas des bergers et des mages, il faut apprendre " à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer, nous dit Paul VI, la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu ". Ce temps liturgique de la Manifestation qui s’étend de Noël au Baptême du Christ est un moment privilégié pour nous permettre de " comprendre qui est le Christ ". Le Seigneur a traversé comme nous tous les âges de la vie, et d’abord l’enfance. Le pape poursuit : " Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth, comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérité divines ! "

A cette école, nous pourrions d’abord apprendre le silence de l’écoute : celui de la prière et celui des échanges fraternels, lorsque, au lieu de vouloir constamment imposer notre point de vue, nous nous efforçons de prêter attention à ce que le Seigneur a à nous dire à travers nos frères.

Nous pourrions aussi apprendre ce qu’est une vie familiale pleinement réussie : une communion d’amour où chaque membre de la famille n’a pour unique souci que le bien des autres, à l’image de Jésus, Marie et Joseph.

Nous pourrions encore apprendre la noblesse du travail humain en regardant ces charpentiers père et fils et aussi cette Mère de famille exemplaire et nous souvenir de la terrible injustice que constituent le chômage ou les tâches asservissantes.

Au jour de l’Epiphanie, nous pourrions aussi nous interroger sur le plus beau des cadeaux qu’il nous est possible d’offrir au Seigneur. A la différence des Mages, nous n’avons ni or, ni myrrhe, ni encens à lui apporter. En revanche il est un présent que nous pouvons toujours lui faire : nos propres personnes et le profond désir d’être toujours plus unis à Lui dans l’Amour.

En rendant grâces pour tout ce que nous avons vécu de bon au cours de l’année passée, et pour tout ce que le Seigneur nous réserve pour l’année qui commence, faisons les uns pour les autres le vœu de nous mettre sans réticence à l’école de l’Evangile. Bonne et Sainte Année 2018.

Jean-Louis Brêteau

 


Actualité publiée le 10 janvier 2018