Depuis le 1er septembre, le P. Lizier de Bardies, curé de l’ensemble paroissial du Christ-Roi et doyen pour le doyenné Rieux-Saint-Exupéry, est aussi en charge de notre paroisse Sainte-Thérèse. Pour l’aider dans sa tâche, il vient d’accueillir auprès de lui au presbytère de Montaudran le P. Rakotonirina Roberson Delphin.
« Le P. Rakotonirina Roberson Delphin est né le 8 février 1969 à Vohilava-Manakara au Sud-Est de Madagascar, et a été ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Fianarantsoa le 18 juillet 1999 à Ampasimanjeva-Manakara, après 7 années d’études au grand séminaire de ce diocèse, à quelques 400 km au sud d’Antananarivo. Il a aussi obtenu une maîtrise de Théologie à l’Institut Catholique d’Antananarivo en 2009. Madagascar est dans l’hémisphère sud. Sur le haut plateau, à Fianarantsoa, le mois de septembre, c’est la sortie de l’hiver. Il y fait encore très froid la nuit.
Notre nouvel ami a été de 2009 à 2011 vicaire à la Cathédrale de Fianarantsoa et en même temps aumônier diocésain des scouts ; auparavant curé de la banlieue d’Ambalavao, auparavant encore curé du district missionnaire d’Ikongo, une immense paroisse de brousse de 54 villages dans laquelle on ne se déplace qu’à pied. La malgachisation décidée par le gouvernement dans les années 1975 a eu pour conséquence d’imposer la langue malgache pour toutes les études et la formation des jeunes. Le P. Delphin a appris la langue française au collège, elle est pour lui une langue étrangère. Il arrive d’un pays et d’une civilisation très différents, marqués par une pauvreté très grande de la population, mais par une jeunesse et une vitalité très joyeuse de l’Église.
Quand, en voyage à Madagascar en juillet 2010, je suis entré pour la messe dominicale dans la grande cathédrale de bois de Fenerive sur la côte orientale de l’île, au nord de Tamatave, je n’ai vu sur deux étages, dans cette cathédrale comble – il ne restait plus de place que pour l’évêque présent et les prêtres concélébrants –, que des visages d’enfants : les adultes étaient cachés derrière eux par leur nombre !
Merci au Père Delphin de venir parmi nous.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
P. Lizier de Bardies, curé de Sainte-Thérèse
Septembre 2011