Aux yeux de Dieu !

J’écris cet édito sur le chemin du retour de la session annuelle des Semaines Sociales de France qui se sont tenues les 2,3 et 4 novembre dernier. Les Semaines Sociales proposent annuellement depuis plus d’un siècle un espace de rencontres, de formation et de réflexion autour de la pensée sociale chrétienne. Au cours de ces 3 journées, l’association des Semaines Sociales, comme de nombreuses institutions (chrétiennes ou non), s’est posée la question de son devenir face à la diminution de l’engagement, au faible renouvellement et au vieillissement de ses membres.

À l’issue de ces 3 journées, je suis reparti comme les 300 autres participants plein d’espérance ! Quelle joie de voir le dynamisme de ces 28 personnes (dont de nombreux jeunes) venus témoigner de leurs engagements associatifs auprès des migrants, dans le soutien à la transition écologique aux petites entreprises ou encore la création d’un café catholique, … . (Vous pourrez trouver l’ensemble de ces acteurs sur le site des Semaines Sociales https://www.ssf-fr.org/). Quelle admiration devant ces personnes engagées depuis de si nombreuses années et qui ont gardé intact ce désir d’œuvrer pour le développement de tout l’homme et de tous les hommes. Et enfin, quelle bouffée d’humanité devant la simplicité et la sincérité de nos échanges. 

Alors, je trouve que les textes de ce dimanche ont un écho particulier dans ces moments où nous pourrions douter du devenir de l’Eglise et de nos mouvements. Jérémie, tout d’abord, nous rappelle que le Seigneur ne nous abandonne pas dans ces moments de disette « Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra ». Et Jésus, dans l’Evangile de Marc, nous invite à changer notre regard, il nous rappelle que pour Dieu, l’important ce n’est pas la quantité, mais l’essence de notre don qui prime : « Tous ont pris sur leur superflu, mais cette veuve, elle a pris sur son indigence, elle a mis tout ce qu’elle possédait ? »

Je vous invite, à garder dans votre cœur, cette espérance que la jarre de l’amour de Dieu pour les hommes ne se tarira jamais. Je vous invite à conserver cette conviction profonde, que nos engagements, quelle que soit leur ampleur, à partir du moment où nous nous donnons sincèrement, ne sont jamais perdus aux yeux de Dieu.

Henri Fischer, diacre

 


Actualité publiée le 13 novembre 2018