Juillet 2016

C’est enfin l’été

Edito :

 

Pour beaucoup c’est une pèriode attendue, une pèriode où l’on peut faire une parenthése, relire son année, préparer celle qui vient. C’est une pèriode de repos où l’on peut prendre du temps en famille, faire ce que l’on ne fait pas dans l’année. C’est une pèriode de joie et de repos.

Les attentats de Nice viennent bousculer tout cela. La fête se transforme en drame. Cet été, des personnes sont en deuil, et partout en France des enfants resteront dans les cités et ne connaitront pas les vacances, des personne âgées resterons seules. Un SDF me disait "en hiver il fait froid mais au moins il y a des gens qui s’occupent de nous. En été, il n’y a personne et c’est plus dur".

Est- ce une incitation à culpabiliser et rester tristes ? Certainement pas ! Paradoxalement tout cela est pour moi une invitation à vivre la joie et la paix, une joie profonde qui vient du Christ et comme dans l’Evangile, la lumière ne doit pas être cachée sous le boisseau (Mt 5) notre joie doit être partagée.

Vivons un été fraternel, invitons un cousin de nos enfants qui restera seul, faisons des barbecues dans le jardin en invitant les personnes isolées du quartier, proposons des sorties avec des familles migrantes. Il y a tant a faire pour vivre la solidarité et la fraternité qu’il faut être attentifs à la vivre tous les jours même en été !

Bon été fraternel à tous !

 

 

 

 

 

Parole de pauvres :


S’engager à servir, sortir de l’indifférence

Il faut que quelqu’un nous encourage, qu’il croit en nous, nous mette en confiance.

Ne pas rester seule. Etre soutenue. Contacter une personne qui fait le caté, juste pour lui tracer la route. Je dirais c’est une chaîne de solidarité ; c’est du maillon par maillon, on se soutient les uns les autres ; on s’entraide.

Je n’étais pas la seule à me sentir incapable de porter la communion à quelqu’un. Déjà on ne se sent pas trop digne ; souvent quand on a un appel, on ne sent pas digne de le faire. On ne sait pas trop ce qui nous attend.

On n’est pas plus bête qu’un autre ! Il suffit de nous apprendre, même s’il y en a qui apprennent plus vite que d’autres. Si quelque chose plaît, on a tous des points forts et des points faibles, mais il faut une formation. Comme pour un métier, il faut la théorie et la pratique.

La solution, c’est de parler. Il faut parler, ne pas ruminer dans son coin, il faut dire la vérité en face.

Faciliter une bonne ambiance en se respectant les uns les autres. Ne pas se tirer entre les pattes. Il faut mettre de l’eau dans son vin, dépasser, voir de plus haut.

Ce que j’ai appris moi, c’est que la charité fraternelle, c’est que ça ne consiste pas à dire toujours du bien mais des fois à remettre les pendules à l’heure.

Je suis sûre qu’il y a toujours quelque chose de bon dans une personne mais si elle ne se plait pas dans ce groupe, elle peut faire autre chose. Il faut être attentif à elle et la rassurer dans un autre domaine.

Extraits des propositions du groupe Place et Parole des Pauvres, 25 juin 2016

 


Actualité publiée le 24 octobre 2016