Ces Vitamines Essentielles pour une vie chrétienne en bonne santé !

Le concile Vatican II, reprenant Saint Paul, nous rappelle que l’Eglise est le Peuple de Dieu, le Corps Mystique du Christ. Nous sommes membres d’un Corps qui, comme tout corps vivant, a besoin de grandir, de croître, d’être en bonne santé, être soigné, entretenu, nourri, abreuvé pour ne pas dépérir. Le corps humain et tout organisme vivant ont besoin de certaines vitamines essentielles pour ne pas mourir. 
Cela vaut aussi pour la vie chrétienne, au niveau personnel et communautaire. Nous avons besoin des certaines vitamines. En contemplant la Communauté chrétienne Primitive de Jérusalem dans les Actes des Apôtres 2, 41-47 qui nous est donnée comme modèle ecclésial à imiter, nous pouvons énumérer 5 Vitamines Essentielles. On les appelle aussi les ABCDE de la vie chrétienne.
Dans les prochains éditos ou rubrique du Trait d’Union, je parlerai de ces Essentiels. Dans celui-ci, parlons du premier qu’est le A de Adoration (prière).


A comme Adoration ! Il s’agit de la prière dans toutes ses formes : personnelle et communautaire, louange, intercession, demande, action de grâce, oraison, méditation, chapelet… tout cela est enraciné dans l’écoute de la Parole de Dieu. L’eucharistie est l’expression suprême de la prière. Nos célébrations liturgiques (messes, baptêmes, mariages, même les funérailles) doivent être belles et soignées car elles sont l’expression de notre foi ! " Dis-moi comment tu pries, comment tu célèbres, et moi je te dirai comment tu crois ! " dit-on. La prière est comme le carburant et l’huile qui permettent au moteur de la vie chrétienne de ne pas " craquer ".
Nous pouvons alors nous demander : dans notre vie personnelle, dans notre mouvement, service, groupe, dans notre famille au sein de notre communauté, quelle est la place accordée à la prière. Pour prier, pas besoin d’être un expert, mais d’avoir et creuser ce désir, avoir un peu de volonté, un peu de temps. 5, 10, 30….minutes, une heure par jour, chacun selon âge, ses facultés et ses possibilités. Ce qui compte, c’est de prendre ce temps par amour, non pas par devoir. 
La prière enracine notre cœur dans le cœur de Dieu. Jésus nous le rappelle : " Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. " (Jn 15, 5-6)
Dans la prière, nous ouvrons notre cœur au Seigneur, pour l’écouter d’abord, lui parler ensuite, en lui présentant les joies et les peines de nos vies et celles du monde. Puissions-nous être des hommes et femmes de prière là où nous sommes, et dans ce que nous faisons.


Dans le prochain édito, je parlerai du B (comme Belle Communauté !)

Joseph BAVURHA BAHATI , curé de l’ensemble paroissial de Tournefeuille

 


Actualité publiée le 16 septembre 2019