Comment reconnaître les saints, les évangélistes et les apôtres dans les églises ?

Patrimoine religieux

Comment reconnaître les saints, les évangélistes et les apôtres dans les églises ?

Il est n’est pas rare de se demander de qui il s’agit lorsque l’on passe devant une statue ou un tableau dans les églises. Quel saint ? Un apôtre ? À moins qu’il ne s’agisse d’un évangéliste ? Heureusement, presque tous sont pourvus d’attributs qui permettent d’y voir plus clair. Voici quelques indices à connaître pour vous mettre sur la bonne piste...

 

Quelques généralités
 

Apparus vers le Vème siècle, les attributs se sont multipliés à la fin du Moyen-Âge. Tout d’abord, afin de les distinguer, voici des attributs génériques selon leurs catégories :

  • un martyr sera représenté par une palme ou une couronne
  • une vierge par un lys
  • un évêque par une mitre et la crosse
  • un diacre ou un Docteur de l’Église par le livre des Évangiles
  • un saint roi par une couronne et un globe
  • un saint militaire par un glaive ou une lance
  • un saint fondateur par une maquette d’une église

 

Les évangélistes

Souvent les plus reconnus avec :

  • l’ange pour saint Matthieu
  • le lion pour saint Marc
  • le taureau pour saint Luc
  • l’aigle pour saint Jean
     

Les apôtres

Voici les caractéristiques figuratives qui permettent d’identifier les apôtres. Ils sont la marque de leur dignité, ou l’instrument de leur martyre :

  • Saint Pierre, la clef marque sa primauté
  • Saint Jean, un calice dans ses mains
  • Saint André, la croix en « X » qui servit à son supplice
  • Saint Paul, le glaive
  • Saint Matthieu, la hache ou une bourse (il était collecteur d’impôts)
  • Saint Jacques le Majeur, la coquille et le bâton du pèlerin
  • Saint Barthélemy, le coutelas qui servit au supplice
  • Saint Jacques le Mineur, la massue
  • Saint Philippe, un long bâton dont le bout se termine en croix
  • Saint Simon, une scie
  • Saint Jude, une massue (ou une hallebarde)
  • Saint Matthias, hache ou épée

 

D’autres saints...

À compter du XIIème siècle, la tradition a toujours attribué aux saints des symboles ayant un rapport avec leur histoire personnelle. Ce peut être des animaux :

  • L’agneau pour saint Jean-Baptiste
  • Le chien avec un pain dans la gueule pour saint Roch, en référence au chien qui l’avait nourri, également pour saint Dominique
  • Le lion pour sainte Blandine

Ou bien encore des objets :

  • La clef pour saint Pierre
  • Une croix en X pour saint André, lié sur une croix en forme de X, instrument de son martyre
  • La coquille Saint-Jacques pour saint Jacques
  • Un crâne, en train d’étudier la Bible pour saint Jérôme
  • Une équerre pour saint Thomas
  • Des flèches dans le corps pour saint Sébastien
  • Un gril pour Saint-Laurent
  • Une bêche pour saint Fiacre, le patron des jardiniers
  • Un instrument de musique pour sainte Cécile
  • Une lance, des ailes, une armure et un étendard pour saint Michel
  • Une trompette pour l’archange Gabriel (pour annoncer la naissance de Jésus aux bergers)
  • Des roses pour sainte Thérèse de Lisieux
  • Une pelle plate pour saint Honoré, le patron des boulangers
  • Une roue pour sainte Catherine

Parfois encore, on peut reconnaître la figuration d’une scène complète :

  • Saint François d’Assise est représenté avec les animaux comme le loup de Gubio, des oiseaux ou les autres éléments de son cantique des créatures
  • Saint Nicolas, en habit rouge d’évêque, sauvant trois petits enfants (une célèbre marque de soda en a fait le Père Noël).
  • Saint Jean-Baptiste est généralement montré vêtu d’une peau de mouton et regardant les cieux
  • Saint Georges, à cheval, terrasse un dragon
  • Saint Martin, à cheval lui-aussi, partage son manteau
  • Saint Christophe est représenté avec un bâton et l’Enfant Jésus sur ses épaules
  • Saint Nicolas avec la cuve d’où sortent les trois enfants qu’il a sauvés
  • Sainte Agnès tenant une brebis ou un agneau blanc dans ses bras, un rameau ou une couronne d’olivier, une épée ou un poignard et un bûcher en flammes
  • Saint Yves de Tréguier est représenté en soutane, habit d’érudit ou toge d’avocat. Il porte généralement une bourse dans une main, pour signifier tout l’argent qu’il a donné aux pauvres dans sa vie et un parchemin dans l’autre, qui rappelle sa charge de juge ecclésiastique. Il est également souvent figuré entre un homme riche et un homme pauvre
  • Saint Sébastien est représenté lié nu à un arbre, le corps criblé de flèches
  • Saint Quentin est représenté avec une broche enfoncée des épaules jusqu’aux cuisses...
     

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive ; à vous de la poursuivre... !

Article inspiré par Jean-Luc Pillot et Michelle Menguy,
diocèse de Saint-Brieuc

 


Actualité publiée le 27 juillet 2020