Dimanche 31 janvier, fête de tous les peuples de Toulouse

Doyenné Nord-Est

Dimanche 31 janvier, fête de tous les peuples de Toulouse

La date approche, la Fête des peuples est maintenant prête à vous accueillir dimanche prochain au Hall 8 du Parc des Expositions de Toulouse. Nous avons rencontré Boniface, membre organisateur de l’événement, du doyenné Nord-Est.

- L’année dernière, la Fête des peuples avait pris la forme d’un pèlerinage à Pibrac. Cette année, elle revient au Hall 8 du Parc des Expositions de Toulouse sous un format plus habituel. Quelle est la particularité de cette nouvelle édition ?

Ah, Pibrac, sur les pas de Sainte Germaine ! L’année dernière, nous avons mis notre corps et notre esprit à l’épreuve à travers la marche. Cette année, la Fête des peuples revient à Toulouse, dans son berceau, comme un retour aux sources. Je sais que l’an dernier elle a manqué à la ville, aussi avons-nous bien préparé ce retour. La particularité de la nouvelle édition est qu’elle s’inscrit dans un contexte tout spécial, celui de l’Année sainte de la Miséricorde décrétée par le pape François. Une année qui se veut plus fraternelle.

- Le doyenné Nord-Est a été missionné pour l’organiser, différents ateliers ont été mis en place. Pourriez-vous nous en dire davantage ?

Ce doyenné Nord-Est est issu du nouveau découpage du territoire diocésain. Il est constitué de cinq ensembles paroissiaux qui se sont concertés pour mettre en place douze ateliers principaux afin d’organiser l’événement, tant du point de vue de l’accueil, la logistique, la restauration... Étant donné que c’est la première fois que les paroissiens de ce doyenné travaillent ensemble sur un même projet, cela a donné de l’occasion aux uns et aux autres de faire connaissance, d’échanger des expériences. Au départ, lors des premières réunions de travail du comité de pilotage, nous avons eu le sentiment d’un vrai saut dans l’inconnu mais très vite l’expertise de la Mission de l’Église Universelle, de la Pastorale des migrants et de quelques habitués ont dissipé les doutes et quelques incertitudes. Aujourd’hui, les douze ateliers sont fin prêts à relever le défi !

- Un atelier décoration a été prévu, je crois que les enfants de la paroisse de Fenouillet mijotent quelque chose d’un peu spécial avec une artiste… ?

On nous a fait part d’un gigantesque tableau décoré par les enfants de la paroisse de Fenouillet que le public va découvrir dimanche. Cette participation de tous les niveaux, de tous les horizons, de tous les âges, donne à la Fête des peuples une dimension à la fois multiculturelle et multigénérationnelle. Personnellement, j’ai vraiment hâte de découvrir ce tableau, tout comme les animations tout public qui seront mises en place l’après-midi. Rappelons que la Fête des peuples est gratuite d’accès, ouverte à tous et à tout moment de la journée de 9h 30 à 16h 30.

- La messe de la Fête des peuples est le point de départ de la journée. Comment est-elle préparée ?

Puisqu’elle est à la base dédiée aux communautés venues d’ailleurs, la messe est naturellement teintée d’exotisme même si fidèle à la liturgie. Par exemple, les Italiens chanteront pendant la communion, la Prière Universelle sera lue par la communauté de Pacifica (Océanie) ou encore la Procession gestuée avec la communauté centrafricaine, une communauté encore très marquée par la dernière visite du Pape François en République Centrafricaine. La Fête des peuples, c’est vraiment la fête de l’Église universelle, une porte ouverte de l’Église catholique à Toulouse. Il faut l’avoir vécue pour avoir une idée exacte de ce que cette fête représente, ce qu’elle apporte et ce qu’elle enseigne.

- Bien sûr, il y aura toujours la chorale multiculturelle ?

Bien entendu ! Vous faites bien de me la rappeler. La chorale multiculturelle est le miroir de cette journée. On pourrait aussi ajouter polyglotte, pentecôtiste à son qualificatif car cette chorale chante dans toutes les langues. C’est une pièce maîtresse du dispositif dont j’admire le dévouement.

- L’Année de la miséricorde que nous vivons actuellement viendra-t-elle teinter la Fête des peuples 2016 ?

Le thème de cette année est "Bienvenu(e) chez toi ! Riches de nos diversités !". Sans la miséricorde cela n’est pas possible.

- Enfin, l’actualité nous interpelle sur les enjeux écologiques avec Laudato Si’, la Cop 21… Est-ce que cette Fête des peuples s’inscrit aussi dans cette continuité ?

L’Encyclique du Pape François ne doit pas laisser les chrétiens indifférents. La terre est la perle de la Création, notre maison commune comme l’a dit le Saint Père. Elle est en danger à cause du réchauffement climatique. Des petits gestes à notre niveau peuvent contribuer à éloigner le danger. Chacun, à la manière du colibri, est invité à apporter sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie. Ceci étant, pour joindre l’acte à la parole et en réponse à l’appel du Saint Père, il est conseillé au public de privilégier les transports publics, le covoiturage pour se rendre au Hall 8 du Parc des Expositions. Pour la paroisse de L’Union à laquelle j’appartiens, le point de départ du covoiturage est devant l’église de L’Union. Aussi, pour la restauration, il est demandé à chacun d’apporter ses propres couverts, assiettes, verres afin de limiter l’usage des plastiques jetables. Oui, miséricorde pour l’humanité mais aussi miséricorde pour la planète !