Et le Verbe s’est fait chair !

L’Eglise nous propose trois grands textes (l’Annonciation, La Nativité du Christ, La Présentation au Temple), pour nous préparer, nous faire vivre et confirmer cette annonce incroyable : Dieu nous visite, Dieu s’est incarné, Dieu rejoint notre humanité ! Trois textes pour nous dire que Dieu a choisi de se présenter sur la terre sous les traits d’un nouveau-né. Pour nous dire que nous avons raison d’adorer cet enfant comme le Sauveur du Monde, le Roi de l’Univers.

Il nous faut du temps pour admettre cette vérité, Dieu ne se manifeste pas dans la puissance des armes, de l’argent ou du pouvoir politique. Il ne faut pas l’attendre comme un superman. Et pourtant, si on nous disait derrière cette porte il y a celui qui va vous sauver et qu’en entrant dans la pièce vous découvrez un nourrisson et Rambo (ou tout autre super héros que le cinéma peut nous proposer) ; il n’est pas difficile de dire en qui nous mettrions notre confiance pour nous sauver !

Mais voilà, pour se présenter à nous, Dieu a choisi les traits de l’être le plus vulnérable qui soit, celui d’un nourrisson. Un être dont la vie est totalement dépendante de l’amour que vont lui donner ses parents.

Alors, le soir de Noël, au pied de la crèche, je peux rendre grâce pour le « Oui » de Marie qui a permis que Dieu vienne sur notre Terre. Je peux rendre grâce pour ce Dieu qui vient me rejoindre pour rendre ma vie féconde, sans s’imposer, dans une attitude d’une profonde délicatesse.

Le soir de Noël, au pied de la crèche, je peux contempler Jésus couché dans une mangeoire, totalement vulnérable. Je peux prier, avec l’ACAT (Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture), pour Nguyễn Ngọc Như Quỳnh, Germain Rukuki, Rached Jaïdane et Roberto Carlos RuÍz Hernández, victimes de tortures dans leurs pays, en situation de grande vulnérabilité.

Le soir de Noël, au pied de la crèche, je peux me laisser toucher par cette joie profonde que me procure l’annonce de cette Bonne Nouvelle : Un Sauveur nous est né ! Je peux reprendre les paroles de Siméon et dire : « Maintenant au Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël ».

Joyeux Noël !

Henri Fischer, diacre

 


Actualité publiée le 24 décembre 2017