Invitation au partage

Nous l’avons vu, il nous faut donc ouvrir notre cœur. Certes. Mais cela ne suffit pas. Notre porte-monnaie alors ? Possiblement, mais pas uniquement… 

 

Le Carême nous invite au partage. Nombreux sommes-nous à avoir en tête ce passage de l’Évangile de Marc (12,41-44) où une veuve vient au Temple déposer deux piécettes, «  tout ce qu’elle avait » nous dit Jésus. Soit « sa vie toute entière ».

Nous vivons une période d’incertitude qui ne nous aide guère à lâcher l’essentiel. Il est un bien cependant dont nous disposons tous, petits et grands, c’est notre temps.

Pourquoi ne pas profiter de ce Carême pour mieux le mettre à profit ? Mieux le partager ? On peut consacrer du temps à Dieu, nous libérer pour notre conjoint, pour nos enfants ou pour des personnes isolées. En novembre dernier, le pape François, dans son audience générale, nous a incités à « supporter patiemment les personnes ennuyeuses ». Pourquoi pas nous ? Car Dieu lui-même a dû « faire preuve de miséricorde pour supporter les lamentations de son peuple », et Jésus « de patience durant les trois années de son ministère public » !

Un temps partagé et offert au Seigneur n’est jamais perdu.
Plus qu’un don matériel ou un don spirituel, on peut se donner plus profondément encore en donnant de sa personne. Il suffit de penser à l’œuvre de Mère Teresa ou de saint Vincent de Paul, pour n’en citer que deux, pour pressentir que leur action dépasse des frontières et qu’elle élève l’homme. Et l’’essentiel est bien de nous grandir dans notre dignité de personne. Cela s’appelle la charité.

Marie Garrot
Pour le journal diocésain Foi & Vie 13
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