Jour de Pâques : grande joie pour tous les chrétiens !

Fin du Carême : le Seigneur est vraiment ressuscité !

Jour de Pâques : grande joie pour tous les chrétiens !

 

Le Seigneur est vraiment ressuscité, Alléluia ! 

 

À Lui, gloire et puissance pour les siècles des siècles ! Amen.
Jésus était mort : il est revenu à la vie…. « Comme il l’avait dit »
(saint Mathieu 28, 6 - saint Marc 16, 7 - saint Luc 24, 6).
 

 

« La Résurrection de Jésus est la vérité culminante de notre foi dans le Christ » (Catéchisme de l’Église Catholique 638).

Nous fêtons en ce jour saint, jour de Pâques la victoire du Seigneur Jésus sur la mort, conséquence du péché. Victoire totale et définitive : c’est pourquoi la fête de la Résurrection est le sommet de l’année liturgique.
Pâques n’est pas seulement une fête parmi d’autres : elle est la « fête des fêtes », « Solennité des solennités », comme l’Eucharistie est le « Sacrement des sacrements » (Le Grand Sacrement).

Saint Athanase l’appelle « Le Grand dimanche », comme la Semaine sainte est appelée en Orient « La Grande Semaine ». (…) L’année liturgique est le déploiement des divers aspects de l’Unique mystère Pascal. (Catéchisme de l’Église Catholique 1170-1171).

La liturgie nous convie maintenant à la joie pascale, la joie de la Résurrection de notre Rédempteur et Sauveur. Cette joie est si grande qu’elle va se prolonger non seulement pendant toute l’octave de Pâques, mais pendant cinquante jours, jusqu’à la fête de la Pentecôte : c’est le Temps pascal, durant lequel nous gardons tous les signes liturgiques de joie : ornements blancs, Gloria, Alléluia, fleurs, musique.


La Résurrection est le fondement de notre foi

Jésus est ressuscité par sa propre force : sa Résurrection est la preuve éclatante de sa divinité.
Il est ressuscité par sa propre force, par sa puissance personnelle, ce qui ne peut convenir qu’à Lui seul, car il est contraire à la nature - et personne n’a jamais eu ce pouvoir - de passer par sa propre vertu de la mort à la vie. Cela était réservé à Dieu seul, à sa souveraine puissance :

« S’Il a été crucifié dans son infirmité d’homme, c’est par sa Puissance de Dieu qu’il est revenu à la vie ». (2 Corinthiens 13, 4). (Catéchisme du Concile de Trente).

La foi en Jésus ressuscité est le principe d’une nouvelle vie

Jésus Lui-même se fait la Vie de notre âme : « Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en Moi, fût-il mort, vivra.  » (saint Jean 11, 25).
Cette vie nouvelle s’appuie nécessairement sur la foi en Jésus-Christ :

« Ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ! Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi ». (Galates 2, 20).

Ce qu’Il attend de nous maintenant, c’est que nous reproduisions dans notre vie le modèle de la sienne : vivre avec Lui, par Lui, en Lui, vivre de sa vie.

« Unis à Jésus notre Sauveur, nous avons, nous aussi, à ressusciter d’une vie froide et inerte à une vie plus fervente et plus sainte, en nous donnant pleinement et généreusement à Dieu, et en oubliant cette terre de misère pour aspirer uniquement au Ciel : si vous êtes ressuscités avec le Christ, cherchez les choses d’en haut, prenez goût aux choses d’en haut. » (Colossiens 3, 1-2) (Pie XII. Mediator Dei. 1947).

« Ressusciter d’une vie froide et inerte à une vie plus fervente et plus sainte » : telle est la spiritualité du mystère pascal :

« Nous sommes morts au péché, et vivants pour Dieu, dans le Christ Jésus notre Seigneur.  » (Romains 6, 11).

Par sa mort, Jésus nous a obtenu la force de résister au mal : nous sommes « morts au péché ». Nous devons cette grâce au sacrifice de la Croix. « En nous donnant pleinement et généreusement à Dieu » : la grâce propre au temps pascal est de nous « renouveler », de nous faire « vivre pour Dieu » selon le bien et la justice. C’est le chemin de la sainteté. « Recherchez les choses d’en haut… non celles de la terre ». (Colossiens 3, 1-3).

Le double aspect du mystère pascal : Mort et Résurrection

Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa Mort, Il nous libère du péché, par sa Résurrection, Il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. 
Cette vie nouvelle est d’abord la justification qui nous remet en grâce avec Dieu. (…) Elle accomplit l’adoption filiale, car les hommes deviennent frères du Christ (…), non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans la Résurrection. Enfin, la Résurrection du Christ - et le Christ ressuscité Lui-même - est principe et source de notre résurrection future… (Catéchisme de l’Église Catholique 654).

► Ce texte est à méditer point par point : vivons-nous réellement du mystère pascal ?

La Résurrection de Jésus, modèle et force pour notre vie

Toute la spiritualité pascale consiste donc à « mourir au péché » et « vivre pour Dieu ». Mais cela ne nous est possible que PAR Jésus, avec Lui, en Le faisant vivre et AGIR en nous comme Il le veut.

« Je suis la Résurrection et la Vie  » (saint Jean 11, 25).

Mourir au péché…

La mort du Sauveur, modèle pour nous de la mort au péché, AGIT efficacement en nous, pour nous donner la force de réaliser dans notre vie tous les renoncements nécessaires :

« Dépouillez-vous de toute sorte de malice, de tromperie, de dissimilation, d’envie et de médisances… » (1 Pierre 2, 1).

« La nuit est avancée, le jour est proche. Colère, emportement, malice, outrages, vilains propos doivent quitter vos lèvres. Plus de mensonge entre vous, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme avec ses pratiques, et vous avez revêtu l’homme nouveau, celui qui (…) ne cesse d’être renouvelé à l’image de son créateur.  » (Colossiens 8, 10).

Vivre pour Dieu…

« Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière… Revêtez-vous du Christ Jésus… » (Romains 13, 12-14).
La Résurrection du Christ Jésus, non seulement est le modèle de la nôtre, mais elle agit réellement en nous, qui sommes destinés à ressusciter nous aussi un jour.
Pour y parvenir, c’est la puissance de cette Résurrection qui nous communique toutes les lumières et les forces nécessaires pour persévérer dans la sainteté, la justice, l’accomplissement de la volonté divine.

« Revêtez donc des sentiments de compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience… Supportez-vous les uns les autres…Pardonnez-vous mutuellement : comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Par-dessus tout, revêtez-vous de la charité : c’est le lien de la perfection. Et que règne en vos cœurs la paix du Christ…  » (Colossiens 3, 12-14).

… d’une vie nouvelle

Dès, que quelqu’un goûte « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint » (Philippiens 4, 8), dès qu’il éprouve au-dedans de lui-même la douceur des choses du ciel, c’est le signe qu’il est vraiment ressuscité à une vie nouvelle et spirituelle avec le Seigneur Jésus.

« L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pesants…  » (1 saint Jean 5, 3).

Ce qui est nécessaire alors, c’est de persévérer dans cette vie nouvelle, de manière à ne jamais nous écarter, avec la grâce de Dieu, de la voie de la justice, de la sainteté : pour entretenir en nous cette persévérance, l’Église nous fait chaque année renouveler les promesses de notre baptême au cours de la nuit de la Résurrection.

« Tout homme qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » (1 saint Jean 4, 14).

 


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Actualité publiée le 16 avril 2017

 

 

 

La fête de Pâques
 

est la plus importante
des fêtes chrétiennes.

Elle célèbre la Résurrection du Christ,
sa victoire sur la mort,
l’élément central de la foi chrétienne.