La Fête-Dieu

Dimanche 18 juin

La Fête-Dieu

Adorons le Seigneur qui nous a faits
(Ps 95,6)

Si le mois de mai est dédié à la Vierge Marie, celui de juin est dédié au Sacré Cœur de Jésus. C’est pendant ce mois qu’habituellement l’Église solennise le Corps et le Sang du Seigneur, la Fête Dieu, et le Sacré Cœur de Jésus.

Le Sacré Cœur de Jésus, si doux et si humble, est l’école qui nous enseigne l’Amour de Dieu pour les hommes. Chaque battement du Cœur de Jésus nous révèle combien nous comptons aux yeux de Dieu : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez soulagement pour vos âmes » (Mt 11,29).

La dévotion au Sacré Cœur de Jésus est intrinsèquement liée à l’adoration eucharistique. En effet, celui qui veut se laisser enseigner par Jésus ne peut pas ne pas entendre son désir que nous demeurions dans son amour (cf. Jn 15,9). Celui qui veut grandir dans l’Amour de Dieu saisit que « l’adoration n’est pas un luxe mais une priorité  » (Benoit XVI). Celui qui veut grandir doit se faire petit. Comment se faire petit devant Dieu sans se mettre à genoux ? N’est-ce pas l’attitude qui exprime physiquement et spirituellement notre docilité au commandement : « Je suis le Seigneur, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi.  » (Ex. 20, 2-3). Nous trouvons là le sens de ce que chante le psalmiste quand il nous invite « Entrez, courbons-nous, prosternons-nous, à genoux devant le Seigneur qui nous a faits ! Car c’est Lui notre Dieu.  » (Ps 95, 6-7a).

Adorer le Dieu de Jésus Christ, qui s’est fait pain rompu par amour, est le remède contre les idolâtries. S’agenouiller devant l’Eucharistie est une confession de liberté. Le chrétien catholique ne s’agenouille que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu’en Lui, il sait et croit présent le seul Dieu véritable, qui a crée le monde et l’a tant aimé au point de lui donner son Fils unique (cf. Jn 3,16). Le chrétien catholique se prosterne devant Dieu qui s’est d’abord penché devant l’homme, comme un bon Samaritain, pour le secourir et lui redonner vie, et s’est agenouillé devant lui pour lui laver les pieds. Adorer à genoux le Corps du Christ veut dire que là, dans ce morceau de pain, se trouve réellement le Christ. L’adoration à genoux est cette attitude qui exprime notre désir de laisser Jésus continuer de nourrir notre âme de son amour, de sa vérité, de sa paix. Jésus peut continuer de nourrir notre cœur de l’espérance parce que Jésus, devant qui nous nous agenouillons, ne nous juge pas, ne nous écrase pas mais nous libère et nous transforme. Comment alors ne pas trouver de la joie à rester devant Jésus Christ présent au Très Saint Sacrement dans une adoration silencieuse ? Notre trésor n’est-il pas dans l’Eucharistie ?

« A qui irions-nous Seigneur ?
Tu as les paroles de la Vie éternelle 
 » (Jn 6,68)

« Jésus s’est fait Pain de Vie pour nous donner la vie. Si vous voulez grandir en amour, revenez à l’Eucharistie, revenez à l’adoration eucharistique. Il nous faut tisser nos vies autour de l’Eucharistie, fixer les yeux sur Lui qui est Lumière. Placez vos cœurs près de son divin Cœur ; demandez Lui de vous accorder la grâce de Le connaître, l’amour de L’aimer, le courage de Le servir. Cherchez- Le avec ferveur. Vous découvrirez que nulle part au monde vous n’êtes mieux accueillis. Nulle part au monde vous n’êtes mieux aimés que par Jésus vivant et vraiment présent au Très Saint Sacrement. Il est vraiment là en Personne… à nous attendre !  » Sainte Teresa de Calcutta.

Adorer le Seigneur qui nous a faits, dans l’Eucharistie, est l’attitude naturelle du chrétien catholique qui confesse la présence vitale du Seigneur dans sa vie. C’est le fruit savoureux que procure en notre cœur l’Esprit de piété qui nous fait demeurer dans l’amour de Jésus, Pain vivant descendu du Ciel, et par Lui, dans l’amour filial du Père Éternel.

Abbé Régis l’Huillier+,
curé de l’ensemble paroissial de Villefranche-de-Lauragais

 

 

Ensemble paroissial de Villefranche-de-Lauragais
Actualité publiée le 15 juin 2017

 

 

 

 

 

10 petits conseils pour bien
adorer le Saint Sacrement

1) Vous êtes entré dans un lieu de prière où vous rencontrez Jésus dans la Présence eucharistique. Entrez maintenant dans votre cœur, au plus intime de votre être.

2) Faites silence en vous. Offrez à Jésus vos problèmes, vos joies, vos peines ou vos angoisses. Pendant ce temps d’adoration, demandez une grâce d’abandon, de confiance.

3) Posez votre regard sur Jésus Eucharistie. Commencez à aimer Celui qui vous a aimés le premier.

4) Évitez de réciter machinalement vos prières mais entrez dans la prière du cœur : choisissez un verset, une petite prière simple selon ce que vous vivez ou ce qui résonne en vous, et répètez-la avec votre cœur continuellement jusqu’à ce qu’elle devienne vôtre. 

5) Ne passez pas votre temps à vous lamenter ou à demander mais entrez dans l’action de grâce, dans la reconnaissance. Rendez grâce pour ce que vous êtes, ce que vous avez ou ce que vous aurez.

6) Même fatigué ou distrait, persevérez doucement la prière du cœur. Demandez l’aide de l’Esprit Saint pour qu’Il soit votre force.

7) Jésus est au centre de l’Église, de votre existence. Apprenez peu à peu à passer du « je  » au « tu  », de la volonté de réaliser vos projets au désir et à l’accueil de sa volonté à Lui.

8) Jésus est exposé solennellement. Accueillez la lumière qui émane de sa Présence. En vous exposant à Lui, Il pourra continuer à illuminer vos doutes, les dissiper comme le soleil réchauffe et fait fondre la neige.

9) Jésus se cache sous l’apparence simple et pauvre du pain. Il vient à vous, pauvre, pour que vous puissiez apprendre à accueillir dans la vérité et l’humilité vos pauvretés et celles de vos frères.

10) Restez dans le silence. Marie nous aide à comprendre qu’en regardant Jésus silencieusement, nous découvrons en nous la présence de la Sainte Trinité.

 

 

 

À l’occasion de la fête du Corps et du Sang du Christ,

venez adorez !

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