La Sainte Famille

Cette fête est célébrée le dimanche qui suit la fête de Noël.
Par la fête de la Sainte Famille, l’Église veut mettre en valeur l’importance de la famille, de la structure familiale, cellule de base de la société, et donner aux familles le modèle parfait de la vie familiale.

La Sainte Famille, un modèle pour nos foyers

Jésus, Marie et Joseph forment une famille. En les regardant vivre ensemble dans leur maison de Nazareth, nous voyons la sainteté la plus grande dans les conditions de vie les plus simples, les plus ordinaires…. Celles de notre vie à tous. C’est pour nous un exemple d’une valeur inestimable.
En prenant la nature humaine, le Fils de Dieu n’a pas voulu seulement être un petit enfant, mais aussi vivre dans le cadre naturel d’une famille et en recevoir l’éducation, il a ainsi sanctifié la vie de famille et consacré définitivement la pratique des vertus familiales : n’hésitons pas à puiser abondamment dans cet exemple toutes les forces et les grâces dont nous avons besoin.

Les tribulations ou épreuves de la Sainte Famille

Les passages d’Évangile relatifs à l’enfance de Jésus sont assez rares, et très sobres…..
Qu’y trouvons-nous ? Évoquons-les rapidement :

- Déjà, avant la naissance de Jésus, nous voyons le mauvais accueil reçu par Marie et Joseph à leur arrivée à Bethléem, et la naissance de l’Enfant-Dieu dans une misérable étable d’animaux : ce qu’on peut imaginer de plus pauvre….

- Au jour de la présentation au Temple (St Luc 2, 22-35), le vieillard Syméon annonce à Marie que son Fils sera « un signe de contradiction » et qu’elle-même, « un glaive de douleur lui transpercera le cœur…  »

- Quelques mois passent et c’est le départ précipité, en pleine nuit, à la suite de l’avertissement donné en songe à Joseph par un ange : « Lève-toi, prends l’Enfant et sa Mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu’à ce que je te le dise….  » (St Matthieu 2, 13), départ rendu nécessaire à cause de la jalousie féroce d’Hérode. Joseph obéit sans délai : « Se levant, il prit de nuit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte » (St Matthieu 2, 14). On imagine sans peine toutes les difficultés et inquiétudes rencontrées pendant cette fuite en Égypte… Marie et Joseph restant toujours soumis à Dieu, dans la patience et sans perdre confiance.

- De retour à Nazareth, on peut imaginer (l’évangile n’en parle pas….) que Saint Joseph, après plusieurs années d’absence, a eu à se refaire une clientèle…

- Puis c’est le pèlerinage à Jérusalem lorsque Jésus à 12 ans : pendant que ses parents ont pris la route du retour, reste au Temple à parler avec les Docteurs de la Loi (St Luc 2, 41-50). C’est seulement le soir, à l’étape, qu’ils s’aperçoivent de son absence et repartent en toute hâte le rechercher dans une ville bondée de pèlerins…. Enfin, après trois jours d’inquiétude, ils le retrouvent pour l’entendre dire : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas la parole qu’il venait de leur dire (St Luc 2, 49).

- Enfin, jusqu’à 30 ans, Jésus, le Fils de Dieu, se soumet à l’humble et obscure existence de Nazareth, au labeur quotidien avec l’apprentissage du métier de charpentier aux côtés de Saint Joseph.

Prenons exemple sur la Sainte Famille

De tous ces épisodes de la vie de la Sainte Famille, nous pouvons tirer une conclusion : la paix promise aux hommes « de bonne volonté », ceux qui cherchent à se conformer à la volonté de Dieu, ne consiste pas à être dispensés des ennemis, des tracas, des soucis, mais à les supporter avec patience, sans perdre ni la confiance ni l’espérance. Jésus qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (St Jean 14, 6) nous a bien prévenus : « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il se renonce, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » (St Marc 8, 34).
La Sainte Famille trace aux familles le chemin qui mène à Dieu : parfaite soumission à la volonté de Dieu en toutes circonstances, humilité, obéissance, patience, attention aux autres. « Aimer, c’est tout donner ».

L’existence de Joseph et Marie nous fait méditer sur les rôles respectifs du Père et de la Mère :

- Le père, comme l’a été Saint Joseph, est chargé d’assurer la protection, la sécurité, son rôle est plus orienté sur la vie extérieure ;
- La mère, à l’image de Marie qui «  gardait fidèlement toutes ces choses dans son cœur….  » (St Luc 2, 51) est la gardienne du foyer, plus portée vers la vie intérieure.
- Quant à l’Enfant Jésus : « Il leur était soumis… il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.  » (St Luc 2, 51-52).

La vocation des familles à la sainteté

La dévotion à la Sainte Famille est pour nous, simples familles de la terre, comme un tremplin qui nous fait rebondir jusqu’à la sainteté, ce qui est notre vocation à tous. C’est pour nous la consécration de la vie de famille.

Dans les temps que nous vivons, tout est suspendu à la sainteté de la famille : Saint Jean-Paul II l’avait répété à bien des reprises, et Benoit XVI l’a redit au VIème congrès des familles à Valence.

Que cette fête soit pour nous l’occasion de renouveler notre confiance en la Providence qui ne manque jamais à ceux qui lui sont fidèles.
Prions Notre Dame de Nazareth, qu’elle soutienne les Mamans dans les humbles tâches du quotidien ; prions Saint Joseph, chef de la Sainte Famille, qu’il protège nos familles dans les difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui.

Tribulation : Du latin tribulare (battre avec le tribulum, herse à battre le blé). Adversité, ennemi, peine, tourment, épreuve morale. Saint Paul recommande d’être « joyeux dans l’espérance, constants dans la tribulation, persévérants dans la prière… » (Romains 12, 12).

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Une méditation sur la Fête de la Sainte Famille

Ensemble sur la terre, comme au ciel

La fête de la Sainte Famille, avant d’être une célébration de la famille elle-même, est une affirmation de la réalité de l’incarnation du Fils de Dieu.
Il naît comme tous les hommes, dans une communauté de personnes, dont deux sont fondamentales : un père et une mère.
Et Dieu, Père éternel, prend soin de donner à son Fils unique un père terrestre, bien que non-biologique. Car cette famille ouvre le lien biologique à sa vraie vocation : former une communauté d’amour où chacun fait exister l’autre, à l’image de la Sainte Trinité. Pas moins.
L’Évangile de la Présentation au Temple en est une belle illustration. En offrant l’Enfant Jésus à Dieu dans le Temple, Marie et Joseph accomplissent sur la terre le Mystère qui se déploie au ciel, en Dieu même : le Fils se donne éternellement au Père, dont il se reçoit éternellement.
Ici, les parents le font pour l’enfant, qui ne peut encore le faire humainement lui-même.
Et toute la vie de Jésus ne fera que reprendre cette offrande au Père, jusqu’à sa montée à Jérusalem.

 


Actualité publiée le 29 décembre 2016

 

 

Une Famille comme les autres
Une Famille comme toutes les familles du monde.
Un père, une mère, heureux et fiers de leur enfant, de leur fille, de leur fils.
Il est là dans leur bras étendus porteur de toutes les espérances, de tous les avenirs, de tous les devenirs aussi.
Un enfant, un fils comme le meilleur de nous-même.
Que sera-t-il, que sera-t-elle demain ?
Que sera sa vie, son métier, son avenir ?
C’est la question de toutes les mères, de tous les pères.
Au temple comme tous les parents, Joseph et Marie offrent à Dieu leur enfant et leurs rêves.
Ils offrent au Seigneur.
Un Dieu maître de nos destinées. C’est lui qui écrit l’histoire, l’histoire de son fils, celle d’un homme blessé qui montre la route.
Une route qui passe par la croix, comme toutes nos routes d’homme.
C’est lui qui au cœur de toutes les familles écrit avec nous leur histoire, notre histoire.
Elle ne se fait pas sans nous.
Dieu ne fait rien sans l’homme.
Notre destin, celui de nos enfants, nous l’écrivons ensemble, avec lui.

Une belle histoire d’amour
Par la discrétion de Joseph et son désir d’aimer totalement,
Par l’humilité de Marie et la force de son « oui » sans réserve, nous est offerte la plus belle histoire de famille, la plus belle histoire d’amour.
Que nous sachions, à l’image de Joseph et de Marie, construire une véritable vie de famille :
Aimer sans réserve, accueillir sans juger, pardonner, sans jamais regretter, aider et soutenir, rassurer et protéger, écouter et conseiller, se taire quand il le faut, ne pas médire, ni critiquer sans savoir, mais espérer toujours le meilleur de chacun.
Que nous sachions, à l’image de joseph et de Marie, vivre, à notre tour, la plus belle histoire de famille, la plus belle histoire d’amour.

Une grande famille
Tu mets sur ma route, Seigneur mon Dieu, tous les âges de la vie.
Et tu mes demandes d’accueillir et d’aimer les petits et les grands comme des sœurs et des frères d’une même et grande famille.
Merci Seigneur, de mettre sur ma route l’enfant qui s’éveille à la vie. Entre cris et caresses il fait grandir en moi le bonheur d’aimer.
Pour mes Parents et mes frères et sœurs cheminant à mes côtés sur la route de la vie : Merci ! Ils m’ouvrent leur cœur d’où jaillissent affection et tendresse.
Pour mes aînés marchant devant moi : Merci, Seigneur ! Ils me montrent la route et m’entraînent à leur suite.
Merci, Seigneur mon Dieu, pour cette grande famille que tu me donnes à aimer !

Prière d’ouverture de la fête de la Sainte Famille
TU as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple : accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l’éternité dans la joie de ta maison.

Prière à Saint Jean par Jean GUYAUX.

Saint Jean, nous venons vers toi pour te demander d’intercéder pour nous.
Toi qui as vécu trois ans en compagnie de Jésus,
Toi qui as posé ta tête sur le cœur de Jésus le soir du Jeudi Saint,
Toi qui étais au pied de la croix avec Marie le Vendredi Saint et a vécu en communion avec Jésus dans sa souffrance, toi qui a accueilli Marie chez toi et a pu vivre dans son intimité, toi qui a pu écrire ensuite tes Lettres et ton Évangile,
Tu es pour moi un guide précieux.
Tu as choisi comme prénom dans ton Évangile, le « disciple que Jésus aimait »,
Tellement tu étais persuadé que cet amour de Jésus était pour toi le trésor le plus précieux, celui qui donnait tout son sens à ta vie.
Je te demande de m’obtenir la grâce de pouvoir comme toi, accueillir pleinement l’amour de Jésus et apprécier de plus en plus qu’il est aussi pour moi, le trésor le plus cher, celui qui donne à ma vie, son vrai sens.
J’aimerais tellement, Saint Jean, comme toi, vivre chaque jour de ma vie dans l’intimité de Jésus et d’être comme toi, contagieux de cet amour de Jésus.
Prie pour moi et obtiens-moi cette grâce.
Amen.