« La Trinité, voilà notre demeure »

En ce dimanche où l’Eglise célèbre la Sainte Trinité, au début d’une quinzaine de jours où d’autres grandes fêtes vont se succéder—la Visitation de la Vierge Marie, le Saint Sacrement, le Sacré Cœur de Jésus, le Cœur Immaculé de Marie, sans oublier, pour nous qui sommes français, la fête de Ste Jeanne d’Arc—il nous est bon de méditer cette phrase qui figure dans les écrits d’une autre sainte de notre pays, canonisée par le Pape François en octobre 2016 : Ste Elisabeth de la Trinité. Celle-ci complète ainsi la phrase mise en titre : « … [c’est] notre chez nous, la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir ».

Bien sûr, nous pourrions penser que cette exclamation « mystique » ne surprend pas sous la plume d’une religieuse cloîtrée dont toute la vie a été consacrée à la prière, mais, si l’on y réfléchit bien, elle vaut pour nous tous, quels que soient notre état de vie, notre mission dans l’Eglise, et aussi les épreuves que nous traversons ou avons traversées. En effet, par notre baptême nous sommes tous appelés à laisser l’Esprit Saint faire de chacune de nos vies une « louange de gloire » pour notre Dieu, à « marquer » chacun de nos actes, mêmes les plus petits, du « sceau de l’Amour » (autre formule favorite d’Elisabeth).

N’est-ce pas là, au fond, le sens de cette belle exhortation, Gaudete et Exsultate, que, comme nous le rappelait le P. Jean Barba il y a quinze jours, notre Pape François a publiée le 19 mars dernier ? Le Saint Père conclut, en effet, son petit livre comme suit : « Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra pas nous enlever » (§ 177).

Jean-Louis Brêteau, diacre

 


Actualité publiée le 30 mai 2018