Les mots de la rentrée

Nombreux sont les mots et noms qui attirent mon attention : scandales, Pennsylvania, McCarrick, Vigano, prélèvement à la source, retraités, Chili, Australie, psychiatrie, « soif de Toi », « vision pastorale », Barbarin, viaduc à Gênes, pédophilie, encore et encore.

Chaque jour a son lot de mots diffusés et imposés par les médias, avec leur tribunal.

En ce qui est de l’Église, je ne redis pas notre colère. Je ne puis vous dire que je suis catholique sans prêtre, sans évêque et sans pape. Car je ne suis ni un catholique extra-terrestre, ni un catholique virtuel. Catholique en chair et en os, je suis soutenu ou découragé par les uns et par les autres. Incorporé au corps ecclésial, je souffre d’un membre malade. Oui, « si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Cor 12,26).

La rentrée est là, mais il y a ceux qui ne rentrent plus et cela fait mal.
« Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive ! » (Mt 18, 7).

Malheur à ceux qui courent mer et terre pour faire un converti ; et, quand il l’est devenu, ils en font un homme voué à la géhenne, deux fois pire qu’eux (cf. Mt 23, 15).

Nous avons la foi, et la foi est un don de Dieu qui nous fait espérer. Quand on se trouve dans un ouragan, un tremblement de terre, ou un incendie, on espère enfin l’arrivée du Sauveur dans le murmure d’une brise légère. C’est l’expérience d’Élie, prophète poursuivi par la reine Jézabel (cf. 1Rois 19,12).

L’histoire de l’Église est faite de tant de témoins de l’espérance. En effet, la Parole de Dieu nourrit notre foi, et le témoignage des athlètes de la foi nous stimule.

Donne-nous, Seigneur Jésus, les mots qui surprennent nos attentes. Car Tu n’enseignes pas comme les autres.

Donne-nous ton nom, Seigneur Jésus. « Car sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver » (Act. 4, 12).

Joseph Dao, prêtre

 


Actualité publiée le 18 septembre 2018