L’Église Catholique en Haute-Garonne - Site officiel du diocèse de Toulouse
Les vertus humaines sont des attitudes fermes, des dispositions stables, des perfections habituelles de l’intelligence et de la volonté qui règlent nos actes, ordonnent nos passions et guident notre conduite selon la raison et la foi.
L’homme vertueux, c’est celui qui librement pratique le bien. (1804)
Quatre vertus jouent un rôle charnière. Ce sont la prudence, la justice, la force et la tempérance.
la prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir.
"L"homme avisé surveille ses pas" (Pr 14,15)
La justice consiste dans la constante et ferme volonté de donner àDieu et au prochain ce qui leur est dû.
"Tu n’auras ni faveur pour le petit, ni complaisance pour le grand ; c’est avec justice que tu jugeras ton prochain" (Lv 19,15)
La force assure, dans les difficultés, la fermeté et la constance dans la poursuite du bien. la vertu de force rend capable de vaincre la peur... elle dispose à aller jusqu’au renoncement et au sacrifice de sa vie pour défendre une juste cause.
La tempérance modère l’attrait des plaisirs et procure l’équilibre dans l’usage des biens créés. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnêteté. (1809)
L’hymne à l’amourQuand j’aurais le don de prophétie,
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Les vertus téologales se réfèrent directement à Dieu.
Elles disposent les chrétiens à vivre en relation avec la Sainte Trinité.
Elles ont Dieu pour origine, pour motif et pour objet (1812)
Par la foi, l’homme se remet tout entier, librement, à Dieu. C’est pourquoi le croyant cherche à connaître et à faire la volonté de Dieu. (1814)
La vertu d’espérance répond à l’aspiration au bonheur placée par Dieu dans le coeur de tout homme. Elle assume les espoirs qui inspirent les activités des hommes, elle les purifie pour les ordonner au Royaume des cieux.
Elle protège du découragement ; elle soutient en tout délaissement ; elle dilate le coeur dans l’attente de la béatitude éternelle. L’élan de l’espérance préserve de l’égoïsme et conduit au bonheur de la charité.
Jésus fait de la charité (l’amour) le "commandement nouveau".
Jésus dit : "Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. demeurez en mon amour" (Jn 15,9). Et encore : "Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé (Jn 15,12).
"Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurez en mon amour" (Jn 15,9).
L’exercice de toutes les vertus est animé et inspiré par la charité. celle-ci est le lien de la perfection ; elle est la forme des vertus ; elle les articule et les ordonne entre elles ; elle est source et terme de leur pratique chrétienne.
La charité assure et purifie notre puissance humaine d’aimer. Elle l’élève à la perfection surnaturelle de l’amour divin. (1827)
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