Pâques sanglantes

Quelques heures après le drame de Stockholm, au début de "la semaine de la Passion" la bête immonde a une nouvelle fois frappé les chrétiens coptes d’Egypte. En trois jours seulement, l’horreur a gagné du terrain frappant à la fois l’Europe et l’Afrique. Les coptes et tous les chrétiens du
Moyen-Orient payent un lourd tribut au déchaînement de cette folie. Haine de l’humain, de la culture, du sacré, de la civilisation présentée comme un combat pour Dieu...

Qui a pu engendrer de tels monstres ? Comment regagner le terrain perdu de siècles d’efforts depuis la loi du talion, jusqu’à la Déclaration universelle des droits de l’Homme ?

Durant ces semaines de Carême, nous avons essayé de nous rendre disponibles aux appels de Dieu dans l’attention aux autres. Nous avons, y compris par le jeûne, libéré notre corps pour créer le désir de plus haut et plus profond. Par la lecture de la Parole de Dieu et la prière nous avons écouté les appels que le Seigneur nous adresse aujourd’hui.

J’ai entrepris avec le Président et le vice Président de la mosquée, Monsieur le rabbin de Tournefeuille, l’aumônier des scouts musulmans, des visites ensemble au lycée Françoise pour manifester notre fraternité et par ce geste questionner les jeunes. Je confie cette initiative à votre prière pour qu’elle porte des fruits de paix et d’amour. Comme le dit le pape François " la guerre mondiale par morceaux" n’est pas du tout une guerre de religions. Dans moins de dix jours il sera auprès de Egyptiens pour redire son soutien aux coptes et inviter les musulmans à agir pour que cesse l’instrumentalisation de leur religion.

« Il nous faut dire et redire que Jésus n’est pas venu parmi les hommes pour mourir »
( Anne-Marie Pelletier cf page 3 de TU237) mais pour nous donner la vie et l’amour de Dieu.


Joyeuses Pâques !

père Jean Barba, curé-doyen

 


Actualité publiée le 19 avril 2017