Sainte Marie-Madeleine

Le 22 juillet, nous fêtons sainte Marie-Madeleine. Premier témoin de la Résurrection, elle est l’apôtre des apôtres. Sa vie a été celle d’une passionnée.
Et si son cheminement à la suite du Christ pouvait nous inspirer ?

 

Marie-Madeleine, l’amoureuse

C’est elle qui, à deux reprises, essuie de ses cheveux les pieds de Jésus, les couvre de baisers et y verse du parfum. Elle qui apporte des aromates pour embaumer le corps de son Seigneur déposé au tombeau. Elle encore qui s’accroche au vêtement de Jésus ressuscité. Elle l’aime, le touche et ne veut pas le quitter. Marie Madeleine est sainte car elle a beaucoup aimé. « Marie Madeleine touche aux deux côtés de notre vie ; la pécheresse nous oint de ses larmes, la sainte nous oint de sa tendresse », précisait le père Lacordaire, dominicain.

 

Marie-Madeleine, l’adoratrice

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour », dit Jésus. Le Christ l’a délivrée de sept démons, elle est la pécheresse pardonnée (Depuis saint Grégoire le Grand (VIème siècle), l’Église a vu dans la pécheresse pardonnée et Marie de Béthanie une seule et unique femme, Marie-Madeleine. En revanche, elle n’est pas la femme adultère citée dans l’évangile de Jean (8, 1-11)) . Marie Madeleine ne peut imaginer alors d’autre voie que celle du Christ. Elle veut le suivre, consciente du bonheur divin auquel Il l’appelle.
Une autre fois, elle est à ses pieds alors que sa sœur Marthe s’agite et se plaint d’être « accaparée par les multiples occupations du service ». Marie Madeleine « a choisi la meilleur part : elle ne lui sera pas enlevée », répond Jésus à Marthe.

 

Marie-Madeleine, le témoin

Au pied de la croix, l’apôtre des apôtres se tient aux côtés de Marie, la toute-pure. Elle entend les dernières paroles de Jésus à son Père, au bon larron, à sa mère, à Jean, au centurion. Marie-Madeleine est le témoin de la Passion du Christ.
Présente au sépulcre, Marie Madeleine est anéantie. Ce temps de ténèbres la purifie et la prépare à recevoir de grandes grâces. La première de ces grâces est d’être témoin de la résurrection du Christ qui l’invite : « Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ». Elle participe ainsi, suivant sa grâce, à l’annonce de la Bonne Nouvelle.

 

Tous appelés à suivre Marie-Madeleine

« Marie-Madeleine nous montre que le chemin de conversion passe par l’amour. Il lui a été beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé. La sainteté nous paraît ainsi accessible, non ? » interpelle le frère Paul-Marie Cathelinais, dominicain au couvent de la Sainte Baume.
Croyons-nous, comme la sainte de Provence, que tous les plaisirs de la terre ne peuvent nous satisfaire et que seul Jésus libère ? Voulons-nous L’aimer tout simplement ?

« Quelle plus belle image de la prière, de la contemplation, que de rester au pied du Christ, à écouter sa parole, pour la laisser nous transformer ! Telle est la meilleure part, que chaque chrétien, quel que soit son état de vie, est appelé à mettre en place » (saintebaume.org).
Pendant ce temps de vacances, Marie-Madeleine nous invite au repos. « Tu t’agites pour bien des choses », reproche Jésus à Marthe. « Sachons nous arrêter pour faire le point et nous renouveler », conseille le frère Paul-Marie Cathelinais.

« C’est d’elle que nous recevons la vie nouvelle qui vient de la Résurrection du Christ. Comment ne pas éprouver une immense gratitude pour elle ? Et quelle joie de voir dans ce privilège la marque de prédilection de Dieu pour les pécheurs qui se convertissent ! » (saintebaume.org).

 

 

Soyons donc dans l’action de grâce pour cette sainte, l’apôtre des apôtres, vénérée aujourd’hui !

 

 

 

 


Actualité publiée le 19 juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois grâces à demander

 

La grâce de la prière,
en vue de faire l’expérience de la présence de Dieu au plus intime de notre cœur.
 

La grâce de la conversion :
pour laisser Dieu façonner notre cœur, nous laisser réconcilier avec Lui et nous fortifier.

 

La grâce de la prédication,
pour que la joie de ce trésor reçu nous donne la joie d’annoncer les merveilles de Dieu.