Vendredi saint : office de la croix

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres : le jour de la mort du Seigneur, la vie s’arrête. C’est pour nous que Jésus meurt sur la Croix, pour nous sauver. Peut-on vivre cette journée comme un jour ordinaire ?


Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté avant d’être accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les hommes. Interrogé par Ponce Pilate, le gouverneur romain, flagellé et humilé par les soldats, Il est condamné à être cloué sur une croix, un supplice alors réservé aux criminels.

Portant sa croix, le Christ gravit la colline du Golgotha, autrement appelé « Calvaire », et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures.
Il sera descendu de la croix par ses proches, enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») puis mis au tombeau.

L’office du Vendredi saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion. Il est proposé aux fidèles un Chemin de croix qui suit les étapes de la Passion du Christ.

La célébration de la Passion

La célébration de la Passion devrait avoir lieu normalement à 15 heures, heure où Jésus est mort. Pour des raisons pratiques, l’office est souvent reporté dans la soirée, à une heure où les fidèles ont plus de facilité pour venir.

La liturgie est toute centrée sur la Croix. Très dépouillé, elle reflète les sentiments de deuil de l’Église tout entière. Elle se compose de trois parties :

  • la liturgie de la Parole, avec la grande prière universelle
  • la vénération de la croix
  • la communion

Le célébrant et les autres ministres ordonnés arrivent en silence, revêtus des ornements rouges, s’avancent vers l’autel qu’ils saluent, puis se prosternent un certain temps. Tous prient en silence quelques instants.
L’ouverture de la célébration se fait aussi en grand silence : sans chant, ni commentaire, avec seulement la lecture de l’oraison de l’ouverture.

La liturgie de la Parole

La liturgie de la Parole se termine par la Prière universelle qui est ce jour-là d’une ampleur particulière, comprenant dix grandes intentions de prière de l’Église universelle. Cette prière universelle se fait de la façon suivante :
- le prêtre, ou un diacre, donne et développe l’intention et il invite l’assemblée à prier : « Prions à genoux  »,
- un temps de prière en silence suivi de l’invitation : « Levons-nous »,
- enfin le prêtre, debout, les mains étendues, dit ou chante l’oraison correspondant à l’intention.

La vénération de la Croix

La Croix, apportée voilée à l’autel, est dévoilée en grande cérémonie : elle est ce jour-là l’objet non seulement de notre vénération, mais même de notre adoration, car c’est par elle que se réalise notre salut.
Trois fois, le prêtre chante, en la dévoilant progressivement : « Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde  ».
Et, trois fois, les fidèles s’agenouillent en répondant : « Venez, adorons-le ! », puis ils s’avancent en procession pour adorer la Croix et baiser les pieds du crucifix.
Pendant l’adoration, on chante la très belle hymne « O croix, dressée sur le monde ».

La communion

Après avoir mis sur l’autel une nappe et un corporal, le Prêtre va chercher le Saint-Sacrement au reposoir et revient directement à l’autel en silence.
Suit alors le Notre Père puis la Communion, avec les hosties consacrées la veille, à la messe du Jeudi saint.
Après l’office, l’autel est à nouveau complètement dépouillé. Le crucifix est placé debout devant le tabernacle ouvert et vide&nbsp ; : cela signifie que Jésus est mort.
Il n’y a plus de Présence réelle jusqu’à la nuit de la Résurrection.

 

« Tout est accompli. »

 


Actualité publiée le 14 avril 2017

 

 

Psaume

R/ Ô Père, en tes mains
je remets mon esprit.

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !

 

 

 


Pour connaître l’horaire des offices :