les ensembles liturgiques dits "boite à violon" et les autres ornements.

Dans un premier article, nous avons évoqué le vêtement liturgique, signe de la fonction du ministre qui le revêt, chaque pièce de l’ensemble liturgique est le résultat de l’évolution du vestiaire civil romain qui lui-même, signifiait la dignité de son propriétaire. L’affectation religieuse des ces vêtements est attestée dès le Vème siècle. Au fil des siècles, leur forme a progressivement évolué, notamment à partir du XVIIème siècle où la chasuble prend cette forme qui rappelle le corps du violon ; d’où son nom.

 

  L’ensemble liturgique violon était composé de cinq pièces au total : une chasuble, une étole, un manipule, une bourse de corporal et un voile de calice ; la dalmatique du diacre était complétée d’une étole et d’un manipule. Certains de ces éléments ont disparu avec la réforme liturgique du Concile Vatican II ou ont été simplifiés dans leur forme et leur ornementation.

 

Associés aux ensembles liturgiques figuraient les chapes et les étoles pastorales, les parements d’autel et les autres ornements liturgiques tels que le dais et les bannières de procession. Il n’est pas rare de trouver dans les tiroirs des chasubliers de nos sacristies des ensembles complets confectionnés du même tissu à l’ornementation assortie. Nous vous proposons de les découvrir, ainsi que la symbolique de leur ornementation, grâce document joint ci-dessous.

 

 


La symbolique des ornements : 

L’Agneau de Dieu : Jean-Baptiste désigne ainsi le Christ lors de son baptême dans le Jourdain "Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Cette phrase, prononcée juste avant la communion nous invite à reconnaître le Christ Sauveur du monde dans l’hostie consacrée.

Le Pélican : cet oiseau décrit par des auteurs très anciens était connu pour sa manière très particulière de nourrir ses petits. La croyance commune voulait qu’il tire sa nourriture de ses entrailles, se sacrifiant ainsi pour les nourrir. Son sacrifice a été apparenté à celui du Christ Sauveur qui nourrit les hommes de son corps et de son sang dans l’Eucharistie.