Église catholique en Haute-Garonne

Dispositif de lutte contre les abus sexuels


« Nous avons à cœur de mettre en œuvre les moyens nécessaires
pour que l’Église soit une "maison sûre" qui inspire la confiance,
selon les termes du pape François.
 »
Mgr Le Gall, 3 mai 2016

 

L’Église catholique souhaite réaffirmer son positionnement face aux affaires de pédophilie et rappelle sa volonté d’accueillir la parole des victimes et de leur famille. C’est la raison pour laquelle Monseigneur Le Gall a décidé de mettre en place un dispositif de lutte contre les abus sexuels dans l’Église, dispositif qui comprend une cellule d’écoute destinée à faciliter la prise de parole des victimes et des témoins.

Les abus sexuels sont des actes très graves qui touchent durablement les enfants ou les adultes dans leur corps et dans leur âme. La gravité des atteintes est encore accentuée lorsqu’il s’agit de mineurs ou de personnes en incapacité de se défendre ou lorsque les actes ont été commis par des personnes ayant autorité. Quand il s’agit de clercs ou de laïcs à qui l’Église a confié des missions, la blessure est d’autant plus vive qu’elle touche aussi leur relation à Dieu et à l’Église.

Le premier réflexe des membres de l’Église, comme dans toutes les familles, est le déni ou l’atténuation de ces faits insupportables. Cette attitude, obstacle à ce que la victime soit reconnue comme telle, accentue le sentiment de culpabilité et empêche de cheminer en vérité.

Or, le désir de l’Église est d’être fidèle à l’Évangile en protégeant le plus faible : la victime.

 

Un dispositif de lutte contre les abus sexuels dans l’Église a donc été installée dans le diocèse de Toulouse.

Elle est composée de deux entités :

  • Une cellule d’écoute ouverte aux victimes ou aux témoins pour écouter, accompagner et orienter les victimes d’abus, leurs familles ou des témoins.
     
  • Une commission de supervision, chargée d’évaluer les dispositifs de lutte mis en place par l’Église de Toulouse, de conseiller les écoutants, de superviser le travail d’écoute et d’accompagnement de la cellule d’écoute, d’évaluer le dispositif d’accompagnement des clercs ou des laïcs coupables.

Cette commission est composée de plusieurs experts indépendants sur le plan psychiatrique, psychothérapeutique, du droit civil, du droit canonique et de la vie spirituelle. Cette commission devra présenter un rapport d’activité annuel à l’évêque.


Des tracts et des affiches seront publiés, distribués et affichés en janvier 2017.

 

« Je réalise aussi que ce sont d’abord les victimes qui nous aident à découvrir les cas qui ne sont pas connus.
Je les invite à venir me rencontrer ou à en parler à un prêtre du diocèse,
si cela est plus simple pour elles.
Les prêtres devront me faire part de chaque signalement.
 »
Mgr Le Gall, 3 mai 2016