257 délégués pour Diaconia

A quelques semaines du rassemblement national Diaconia 2013, la délégation diocésaine se constitue. Le Père François André, vicaire épiscopal pour la solidarité, explique la constitution de cette équipe.
C’est en délégation que nous irons tous ensemble à Lourdes les 9, 10 et 11 mai pour le rassemblement national « Diaconia 2013 ». Représentants d’un service, d’une paroisse, ou d’un mouvement œuvrant dans l’Église locale, les quelques 257 membres de la délégation diocésaine constituent un groupe représentatif de notre diocèse.
Comment cette délégation s’est-t-elle constituée ? L’Église ne veut pas réfléchir à une action "pour" les plus fragiles, mais résolument "avec" eux. Le succès de l’appel aux dons lancé il y a quelques mois permettra d’intégrer à la délégation un bon nombre de personnes dont les difficultés financières n’auraient pas permis le déplacement à Lourdes.
Les personnes en situation de fragilité humaine ou économique sont confrontées à des soucis quotidiens différents des chrétiens aisés. Pour le Père François André leur intégration dans la délégation diocésaine est un enjeu de taille : « Ce sont des personnes ou des familles qui n’arrivent pas à s’en sortir économiquement, mais qui portent une richesse faite de ténacité, de résistance aux adversités. C’est un groupe important et leur présence est une chance pour notre délégation. Il faut qu’ils prennent la parole car ils peuvent nous aider à grandir ».
Ils participent au groupe « Bartimée » de Castanet, ou sont accompagnés par des mouvements comme les "Chrétiens du Quart Monde », les « Frères de la Rue » ou les « Ouvriers de Saint-François », mais l’intégration dans la communauté paroissiale n’est pas toujours facile.

La peur est souvent un frein à la rencontre, même dans nos communautés, précise le père François, peur de celui qu’on ne connait pas, peur de l’échec, peur de la différence. « Le but de cette délégation est de créer la rencontre, de faire que l’estime mutuelle puisse grandir ; que les plus fragiles n’aient plus honte de ce qu’ils sont et que nous tous n’ayons pas peur d’aller vers les inconnus ».

Ces personnes ne sont pas chargées d’une mission particulière dans l’équipe, mais plutôt de continuer et d’étendre ce qui a déjà commencé : « créer le lien, se laisser accueillir, prendre la parole ».
En préparation de « Diaconia 2013 », la délégation s’est réunie à la maison diocésaine le 13 avril : pour faire connaissance avant tout, mais aussi pour exprimer des souhaits, des attentes et des propositions pour le prochain rendez-vous à Lourdes du mois de mai.
C’était une dernière étape du voyage commencé il y a trois ans, tous embarqués dans une aventure dont les enjeux pour l’Eglise de demain sont encore difficiles à mesurer.

Comment est constituée la délégation diocésaine à Diaconia 2013 ?




Plusieurs personnes « fragiles » font partie de la délégation qui participera à cet événement d’Eglise. Quel est le sens de cette présence ? Quel est leur rôle ?



Fabio Bertagnin

 


Actualité publiée le 13 juin 2013