Avent : l’espérance que le déconfinement finira

par Jean-Michel Castaing

Avent : l’espérance que le déconfinement finira

L’Avent 2020 est marqué du signe du confinement. Les chrétiens ne peuvent faire l’impasse sur ces dispositions qui bouleversent leurs existences. De même que Jésus n’a pas été parachuté du ciel, mais qu’il est né dans un endroit bien précis de la terre et dans un moment historique avec ses coordonnées politico-religieuses particulières, de même les catholiques ne vivent pas en apesanteur dans le cosmos. Aussi cet Avent devrait-il se ressentir de la crise que nous traversons. Existe-t-il des analogies entre les deux ?

J’en discerne une dans le confinement qui nous est imposé. En effet, durant l’Avent, Jésus lui-même est confiné dans le sein de sa mère ! Certes, sa condition était plus enviable que l’assignation à résidence à laquelle nous sommes astreints ! Cependant, comme tous les enfants à naître, il n’avait pas vocation à y rester. Et il en est sorti, de même qu’il est sorti du sein de son Père pour venir habiter parmi nous. Voilà pourquoi son exode hors de la maison céleste représente pour nous un grand motif d’espérance.

Nous aussi n’avons pas été créés pour rester enfermés sempiternellement chez nous ! Même si le déconfinement officiel n’est pas encore acté le 25 décembre, Noël sera déjà, pour ceux qui vivent au rythme de l’histoire sainte et du pouls spirituel de la Vierge Marie, comme une libération, une joie proportionnelle à la pénibilité des restrictions liées à la crise sanitaire.

Comme un bouchon de champagne qui saute sous l’effet de la pression !

Jean-Michel Castaing, auteur

 


Actualité publiée le 1er décembre 2020