Paule Pasquié, engagée dans l’Action Catholique des Milieux Indépendants

Témoignage d’une fille sur sa mère engagée, disparue

Paule Pasquié, engagée dans l’Action Catholique des Milieux Indépendants

Pionnière de l’Action Catholique des Milieux Indépendants, puisqu’elle y est entrée en 1948 à l’âge de 26 ans, Paule, le plus souvent appelée Paulette, est restée fidèle à ce mouvement jusqu’à son décès, survenu le 13 septembre 2015.
Chrétienne convaincue, elle n’a jamais hésité à s’investir pleinement.

À partir de 1956, elle devient la responsable de l’ACI pour le diocèse de Toulouse qu’elle représente au comité régional à Paris, avant d’entrer, en 1960, au bureau national, ce qui l’amène à participer à de nombreux congrès nationaux et internationaux. Sur le plan diocésain, c’est sous son impulsion que le mouvement prend une part très active, en 1962, à l’accueil des rapatriés d’Algérie (elle sera pour cela décorée de l’ordre du Mérite social).

En 1969, elle choisit de redevenir militante de base, ce qu’elle restera jusqu’à la fin de sa vie. Toutefois, sollicitée en 1987, elle acceptera pour un temps de reprendre quelques responsabilités. Plus tard, en 1999, c’est encore en tant que membre de l’ACI qu’elle suscitera une soirée-débat à Toulouse (salle du Sénéchal) sur le thème « Violence et Citoyenneté », avec la participation d’habitants du Mirail.

Épouse du professeur Maurice Pasquié (Chirurgie infantile et Orthopédie) et mère de quatre enfants, Paule Pasquié s’engage également dans les APEL (Association des Parents d’élèves de l’Enseignement Libre), dont elle devient la présidente régionale en 1970. Première femme à occuper ce poste, elle fait évoluer le fonctionnement et surtout l’esprit de l’association, imposant, entre autres, une gestion plus claire et une égale représentation de tous les parents… ce qui lui vaudra de se faire traiter de « révolutionnaire » lorsqu’en 1971, elle participe à la délégation nationale. Elle poursuivra pourtant, animant aussi des sessions de formation pour les parents, jusqu’en 1979.
Veuve depuis 2001, Paule Pasquié avaient six petits-enfants et trois arrière-petits-enfants.
Ses obsèques ont eu lieu le 19 septembre à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse.

Élisabeth Pasquié, sa fille