Une journée de formation sur les abus sexuels dans l'Église

Une journée de formation sur les abus sexuels dans l’Église

« La tunique du Christ s’est déchirée en mille morceaux ! Désormais, notre Église va devoir retisser point par point cette tunique pour retrouver le tissu d’origine. Ça va être long, parfois on se pique avec l’aiguille mais qu’importe, il faut reconstituer le tissu ecclésial ».

Ces mots ont été extraits du témoignage de Madame Véronique Garnier, victime d’agressions sexuelles par des prêtres, aujourd’hui membre du service de la protection des mineurs pour le diocèse d’Orléans.

La question des abus, qu’ils soient spirituels, sexuels ou d’emprise, est tellement grave qu’il faudra du temps (le père Hans Zöllner, jésuite, parle d’une génération) pour retrouver la confiance dans l’Église.
Voilà un des points essentiels que nous pourrions retenir de la journée formation qui a été organisée par le Pôle Provincial de Toulouse de lutte et de prévention des abus et par le Service diocésain de la formation de Toulouse, ce 12 janvier à Toulouse.

Cette journée a remporté un vif succès au vu du nombre d’inscrits (plus de 200 personnes), venant des huit diocèses, des laïcs en mission dans l’Église, des religieux, des religieuses, des séminaristes, des diacres, des prêtres et des évêques. L’attente était tellement pressante de nous retrouver pour enfin parler, se parler, et pour réfléchir ensemble sur les conséquences d’un tel fléau.
Comprendre comment en Église, on en arrive à agresser un enfant, une personne vulnérable ? Pourquoi l’institution a failli et a préféré se taire pendant de longues décennies, jusqu’à en devenir un problème systémique ? Mais surtout que pouvons-nous faire ? Quelles actions entreprendre ?

Nous tenons à remercier particulièrement les intervenants qui ont accepté de nous aider dans cette quête de transparence et de vérité. Merci au père Thibault Verny, Président du Conseil de prévention et de lutte contre la pédophilie au sein de la Conférence des Évêques de France, à Madame Garnier pour son témoignage émouvant, au docteur Jean-Paul Perez, membre de la Cellule d’écoute de Tarbes, au père Hans Zöllner, Directeur de l’Institut d’Anthropologie de l’Université Pontificale Grégorienne ainsi qu’au père Xavier d’Arodes, responsable du pôle provincial.

Oui, ne restons pas seul ! Avançons tous ensemble pour permettre à notre Église de devenir une maison la plus sûre possible.

Marie-Claire Lacombe

 

► Lire aussi cet article publié par une paroissienne de Colomiers.

 


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Actualité publiée le 13 janvier 2023