Dire NON au projet de loi bioéthique

 

Face aux lois qui se préparent,
au-delà des passions et des groupes de pression,
de très nombreuses personnes se disent « ébranlées »
par les choix de vie qui nous seront présentés demain.
Les riches consultations des États généraux de la bioéthique
n’ont pas été vraiment pris en compte.

Beaucoup de voix commencent à s’élever contre ce que l’on nous prépare.
Nous sommes inquiets pour le présent et pour l’avenir.
Les relations humaines qui constituent notre identité
sont remises en cause au profit de volontés individuelles.
On veut un enfant à tout prix, sans père ou sans mère,
en livrant la filiation à des manipulations biologiques et juridiques.
Qu’en est-il des relations de personnes, des rencontres et des engagements ?
Nous sommes conscients de situations difficiles sur lesquelles il faut se pencher,
mais les médecins en viennent à être réduits à des fonctions
de techniciens du désir ou de facilitateurs pour des projets individuels,
à long terme dangereux et hautement problématiques.

Lors de notre réunion des Archevêques métropolitains à Paris
le 10 septembre dernier, nous avons clairement dit notre opposition
au projet de loi tel qu’il va être discuté au parlement.
Nous disons oui aux nobles principes de la bioéthique à la française,
en cela qu’ils veulent honorer la dignité de toute personne humaine.
Depuis des années, nous invitons à une réflexion apaisée,
nourrie dans le dialogue avec des personnes compétentes.
Aujourd’hui, j’invite les Catholiques à prendre leur responsabilité
pour exprimer leur sentiment, leurs craintes, leurs refus
de toutes les façons possibles et respectueuses :
rencontres personnelles, formations, manifestations.
J’invite les pasteurs de nos paroisses à informer les fidèles,
pour les aider à éclairer leur conscience
et à décider les actions qui peuvent être menées.
L’écologie de la planète est gravement menacée ;
l’écologie humaine intégrale est encore plus attaquée
jusqu’en ses fondements.

+ fr. Robert Le Gall
Archevêque de Toulouse
Le 21 septembre 2019

 


Actualité publiée le 2 octobre 2019