Les vêtements liturgiques

Plus que des vêtements destinés à habiller, encore moins des ornements d’apparat, les vêtements liturgiques manifestent une fonction ; celle du ministre qui les revêt, vis-à-vis de l’Assemblée mais aussi de l’Action sacrée qui va se jouer. A l’image des objets, les vêtements participent à la beauté et à la dignité de la liturgie sans toutefois la supplanter ; destinés à accompagner les gestes du célébrant ils en accentuent la visibilité et la beauté. 

L’aube, le vêtement blanc, est celui de la nouveauté baptismale ; elle est devenue le vêtement commun à tous les ministres ordonnés. La coutume du vêtement blanc est une pratique très ancienne de l’Eglise, tant orientale qu’occidentale ; elle rapporte à la vision de Saint Jean « Et il lui a été donné de se vêtir de lin fin, éclatant et pur, car le lin, ce sont les œuvres justes des saints. »Ap 19, 8

L’étole est l’insigne commun à tous les ministres ordonnés. Portée sous la chasuble ou la dalmatique, elle doit être suffisamment longue pour être visible. Le prêtre porte l’étole sur le cou, librement sur le devant ou croisée sous le cordon de l’aube, tandis que celle du diacre est portée en sautoir, en biais de l’épaule gauche vers le côté droit où elle est fixée.

La chasuble et la chape sont revêtues exclusivement par le prêtre. Lors de son ordination sacerdotale le futur prêtre reçoit solennellement la chasuble et l’étole, symboles du « joug » et de la « puissance de Dieu », lors de la cérémonie de son ordination.

  • La chasuble est portée lors la messe ; elle se revêt par-dessus l’aube et l’étole.
  • La chape ou pluvial est réservée aux processions et autres actions sacrées, conformément aux rubriques.

Le vêtement spécifique au diacre est la dalmatique ; elle peut être utilisée en dehors de la messe pour d’autres célébrations. A certaines occasions, elle peut être portée sous la chasuble par l’évêque et le père abbé ; c’est la tenue du service.

La couleur des vêtements liturgiques sera choisie en fonction du calendrier liturgique mais les vêtements les plus beaux peuvent être utilisés aux célébrations solennelles même s’ils ont été confectionnés dans un tissu de couleur différente.

Quelques insignes liturgiques viennent préciser la fonction des ministres du culte :

  • Les insignes pontificaux remis à l’évêque lors de son ordination : l’anneau, la crosse et la mitre, le pallium du Pape et de l’Archevêque.
L’Eglise n’impose aucun style vestimentaire bien que le style gothique moderne fasse la préférence des clercs d’aujourd’hui ; Elle demande cependant aux créateurs le même soin que celui demandé aux artistes en matière d’art sacré , c’est-à-dire la création de vêtements adaptés au style local, au service de la beauté de la liturgie et faits de matières nobles, sobrement ornées .

 

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Chasuble. Le rouge est la couleur de la Passion, de l’Esprit Saint et des martyrs. Il est utilisé le dimanche des Rameaux, le Vendredi saint, le jour de la Pentecôte, aux fêtes des martyrs et des apôtres et évangélistes, de l’exaltation de la saint Croix et les messes en l’honneur de l’Esprit Saint.

 

 

Dalmatique. Le vert, du latin viridis, "verdoyant" est la couleur liturgique du temps ordinaire, évoquant la croissance de l’Eglise.

 

Chape. Le blanc est la couleur de la résurrection. Il est réservé au temps de Noël et au temps pascal, il est aussi la couleur de nombreuses fêtes, notamment de la Vierge Marie et des saints qui ne sont pas martyrs, des anges, des pasteurs, des docteurs de l’Eglise et de la dédicace.

La couleur violette est celle de l’Avent et du Carême ; on l’utilise aussi pour les Rogations, les célébrations pénitentielles et les funérailles. Le troisième dimanche de l’Avent et le quatrième dimanche de Carême qui marquent une pause dans le temps de pénitence et célèbrent la joie de l’attente de Noël ou de Pâques, la couleur rose peut être utilisée pour marquer cette étape.