Un chemin de miséricorde

Avec l’Année Sainte de la Miséricorde, je pense à une parabole de Jésus où un berger abandonne 99 brebis seules pour chercher celle qui s’est égarée. Cette image nous invite à trois attitudes qui nous permettent de mieux comprendre comment vivre en actes le chemin de miséricorde proposé pour cette Année Sainte.
La première est de se laisser trouver, comme la brebis perdue. Dieu nous cherche, c’est une bonne nouvelle mais parfois on fait de la résistance, on se cache, on croit qu’il est plus simple ou moins fatiguant de rester sourd à l’appel du Christ. Pourtant Il nous appelle sans cesse. C’est ce collègue de travail qui me demande un coup de main, mon voisin qui a besoin de déménager ou encore ce SDF croisé ce matin qui tente d’entamer une conversation quand je suis débordé, fatigué ou pressé. C’est celui qui ne manque à personne et que je n’ai pas encore reconnu. À l’occasion de cette Année Sainte, laissons-nous trouver par le Christ qui se manifeste dans tous nos frères.

Deuxième attitude, partir à la rencontre. Pour que la fête soit belle, il faut que personne ne manque. Le berger de la parabole l’a bien compris. Pour lui il est intolérable qu’une seule brebis soit absente. Et nous, acceptons-nous l’inacceptable ? Acceptons-nous qu’un membre de la famille reste systématiquement de côté ? Que dans l’entreprise la personne qui fait le ménage ne soit pas invitée au pot de fin d’année ? Acceptons-nous que pour Noël, le jour de l’An ou à Pâques un voisin, une personne âgée, handicapée, l’étranger… reste seul ?

Enfin, il s’agit de préparer la fête, certainement comme les 99 autres brebis qui attendent le retour du maître et de leur consœur. C’est pour moi une invitation adressée à chaque paroisse, à chaque groupe à ne pas rester enfermé sur lui-même et à réfléchir à comment mieux accueillir les nouveaux qui nous rejoignent.

Bonne Année Sainte !

Sébastien Combre
Responsable du Service diocésain de la Diaconie

 

 

  • Doyenné de Muret - Aumônerie s de prison

    Noël auprès de nos frères détenus

    Célébrer Noël en prison, juste après l’ouverture de l’Année de la miséricorde, est une grâce offerte aux membres des équipes pastorales d’aumônerie des prisons, à la communauté, aux personnes détenues et aumôniers, et aussi pour toute l’Église. Car c’est un lieu tout particulier pour appréhender cette grâce qu’est la miséricorde, la plus forte expression de l’amour de Dieu pour ses enfants, pour sa création.

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  • Ouverture de l’Année sainte

    Trois portes saintes

    Le pape François a souhaité que toutes les cathédrales ou « églises d’importance particulière » et sanctuaires ouvrent une « Porte de la Miséricorde » durant l’Année sainte. C’est la première fois qu’un jubilé ne se franchit pas uniquement dans la Ville éternelle ! Pour répondre à cette invitation, trois Portes saintes seront ouvertes dans le diocèse. Nous sommes conviés à nous rendre dans un de ces lieux au cours de l’année, seul, en groupe ou en paroisse, et à franchir l’une d’elles.

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    Depuis 1423, le commencement des Années jubilaires a toujours été solennellement marqué par l’ouverture d’une Porte sainte. En ce Jubilé de la Miséricorde, le Pape François a souhaité qu’il y ait également une porte de la Miséricorde dans chaque diocèse, de telle sorte que chacun d’entre nous puisse faire une démarche jubilaire. Mais au fait, qu’est-ce que cela signifie ?

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Une Année sainte de la Miséricorde

Pour tout ce qui concerne l’Année sainte de la Miséricorde, c’est ici !