Le 15 août, en la fête de l’Assomption, de la chapelle la plus locale au sanctuaire le plus international, les fidèles se rassemblent.
Deux raisons à cela, parmi beaucoup d’autres :
« Au terme de sa vie terrestre, l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, a été prise corps et âme dans la gloire céleste ». Par cette formulation brève, l’Église ne précise ni le comment, ni le moment, ni même si Marie eut à mourir, et de quelle mort (les églises orientales appellent cette même fête "dormition"), ni même si elle fut élevée au Ciel. De manière lapidaire, la formule indique qu’elle a été "prise" (assumpta) dans la gloire de Dieu.
Ce dogme de l’Assomption de la Vierge ne vient pas d’une enquête historique visant à reconstituer ce que Marie pensait d’elle-même, et pas davantage de l’opinion des apôtres ou de quelque autre contemporain. Les dogmes de l’Église à propos de Marie naissent de la reconnaissance par l’Église de l’œuvre de Dieu en elle et à travers elle.
En la fête de l’Assomption, l’Église proclame que « dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille déjà devant le Peuple de Dieu en pèlerinage comme un signe d’espérance assurée et de consolation. » (Vatican II, Lumen Gentium 68)
Bonne fête à toutes les Marie
et bonne fête de l’Assomption à tous !
Je Vous choisis aujourd’hui,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je Vous livre et consacre, en qualité d’esclave,
mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées,
présentes et futures,
Vous laissant un entier et plein droit
de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient,
sans exception, selon votre bon plaisir,
à la plus grande gloire de Dieu,
dans le temps et l’éternité.
Amen.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)